Musiciens africains

Musiciens africains

Musiciens africains.

Cette illustration représente un ensemble de musiciens africains accompagné d’un danseur, mais la notice très générale de la NYPL ne permet pas, à elle seule, de rattacher la scène à une population ou à une région précise.

Ce que montre l’image

On distingue, de gauche à droite :

  • un musicien tenant deux cloches, frappées extérieurement avec une baguette ;
  • un homme assis tenant un long instrument en bois percé de plusieurs ouvertures, présenté par Filippo Bonanni comme une variété de tambour africain ;
  • un musicien jouant d’un instrument comportant une grande caisse ou calebasse. Cette manière de jouer est caractéristique des tambours parlants : le musicien frappe une membrane avec une baguette recourbée tout en pressant les cordes sous son bras ;
  • un danseur placé au centre de la composition ;
  • un joueur de tambour frappant avec une baguette un instrument allongé et légèrement conique ;
  • un joueur de xylophone portatif, suspendu à son cou et frappé avec deux baguettes ; des résonateurs sont visibles sous les lames.

Ce dernier instrument appartient vraisemblablement à la famille des marimbas ou xylophones africains à résonateurs, mais le titre générique Africans ne permet pas de lui attribuer un nom régional précis.

Une scène probablement composite

Plusieurs indices suggèrent qu’il ne s’agit pas de la représentation d’un orchestre observé en un même lieu :

  • le titre se limite au terme très général « Africans » ;
  • aucune population ni région ne semble indiquée ;
  • les instruments présentent des formes très diverses ;
  • les personnages sont disposés comme une série de figures documentaires autour d’un danseur ;
  • l’arrière-plan est presque entièrement conventionnel.

L’image paraît donc réunir des types de musiciens et d’instruments puisés dans différentes sources européennes. Elle témoigne surtout de la manière dont un éditeur européen du début du XIXe siècle voulait présenter la diversité musicale africaine. Elle ne prouve pas que tous ces instruments étaient joués ensemble par une même population.

La fourchette 1816-1819 correspond vraisemblablement à la date de publication ou de réalisation de l’estampe, et non nécessairement à celle d’une observation directe en Afrique.

Légende conseillée

Musiciens et danseur africains, estampe coloriée publiée entre 1816 et 1819. La composition réunit plusieurs instruments, parmi lesquels un tambour, différents instruments à vent ou à caisse de résonance et un xylophone portatif frappé avec deux baguettes. Le titre générique de la planche et l’absence d’indication géographique ne permettent pas d’attribuer cet ensemble à une population africaine particulière. Jerome Robbins Dance Division, The New York Public Library Digital Collections, Africans, 1816-1819. Domaine public.

Pour identifier l’ouvrage d’origine, le graveur et les modèles iconographiques employés, il faudrait disposer du lien direct vers la notice complète de la NYPL. En l’état, une attribution régionale — Congo, Afrique occidentale ou Afrique australe — serait spéculative.

Ces métadonnées permettent d’identifier précisément l’estampe.

Identification de l’illustration

  • Titre : Africans — « Africains »
  • Date d’édition : vers 1816-1819
  • Graveur : Gallo Gallina (1796-1874)
  • Nom associé : Giulio Ferrario (1767-1847)
  • Technique : aquatinte
  • Dimensions : 14 × 20,2 cm
  • Collection : Prints depicting dance
  • Institution : Jerome Robbins Dance Division, The New York Public Library
  • Cote : *MGZFD Afr 1
  • UUID : f13421c0-f02f-0132-92e3-58d385a7b928
  • Statut : domaine public

L’inscription « G. G. fece », placée en bas à droite, signifie littéralement « G. G. l’a fait » et renvoie au graveur Gallo Gallina. Giulio Ferrario est seulement indiqué comme nom associé : la notice fournie ne précise pas s’il est l’auteur du modèle, le directeur de publication ou la source éditoriale de la planche.

Ce que représente l’estampe

La notice de la NYPL résume la scène ainsi :

“An African dances at center, arms extended to the side, weight on his left foot. Five natives accompany him with various percussion instruments.”

Traduction

« Un Africain danse au centre, les bras étendus sur les côtés et le poids du corps reposant sur son pied gauche. Cinq Africains l’accompagnent avec différents instruments à percussion. »

Le terme anglais ancien natives peut être traduit littéralement par « indigènes », mais, dans une légende contemporaine, « musiciens africains » est préférable.

La NYPL regroupe tous les instruments sous l’expression générale percussion instruments.

Limites documentaires

La notice confirme l’association avec Ferrario et l’intervention de Gallina, mais elle ne fournit toujours :

  • aucune région précise d’Afrique ;
  • aucun nom de population ;
  • aucun nom vernaculaire d’instrument ;
  • aucune indication établissant que les cinq instruments appartenaient au même ensemble musical réel.

Le titre générique Africans et la composition très ordonnée peuvent indiquer une planche documentaire réunissant plusieurs types instrumentaux. Il ne faut donc pas la présenter comme la reproduction certaine d’une scène observée dans une communauté particulière.

Légende complète proposée

Africains dansant et jouant de différents instruments de musique, vers 1816-1819. Au centre, un homme danse, accompagné de cinq musiciens. Parmi les instruments représentés figurent un tambour allongé et un xylophone portatif frappé avec deux baguettes. La notice ne précise ni la région africaine ni la population auxquelles ces figures sont attribuées. Aquatinte gravée par Gallo Gallina, associée à Giulio Ferrario. Jerome Robbins Dance Division, The New York Public Library, collection Prints depicting dance, cote *MGZFD Afr 1. Domaine public.

Forme courte

Danseur accompagné de cinq musiciens africains, vers 1816-1819. Aquatinte de Gallo Gallina, associée à Giulio Ferrario. Jerome Robbins Dance Division, The New York Public Library. Domaine public.

Pour respecter la formule souhaitée par l’établissement, le crédit peut être rédigé ainsi :

Source : From The New York Public Library, Jerome Robbins Dance Division. Gallo Gallina, Africans, vers 1816-1819. Domaine public.

Mots-clés

Musique ; Danse ; Cloches musicales ; Tambours parlants ; Marimbas ; Gallo Gallina ; Giulio Ferrario

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